WHEN ROBOTS DREAM

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A robotic story and robots’ future issues

There is a long story of creation, fascination and repulsion between man and the robot. Robots have been integrated in our daily landscape for a century and became a useful object which gains notoriety conveyed by many stories and myths. Apart from R2D2 and C-3PO, most of the fiction about robots is still eschatological and testifies that they are not yet completely accepted by man and that instructive work is wet to be done. As designers transcript technical progress into everyday life, how can they reduce or increase the fear towards these machines?

Let’s start by a little bit of history/fiction.

Robots are invented to execute, autonomously or not, difficult tasks that Man can not or does not want to acomplish. They gradually integrated our society; used by industry on production lines. Then, they came into our homes through electrical appliances and home automation. More recently and robot companions and finally tby entering our bodies as prosthetics and implants. Their numerous applications were shown at the Musées des Arts et Métiers de Paris (France) in the exhibition “Et l’homme créa le robot” (And man created the robot).

« Robot » comes from the Czech word « robota » which means a chore, painful work or a forced labor. It appears for the first time in 1921 in the Czech playwright Karel Čapek’s play named R.U.R (“Rossumovi univerzální roboti”: Rossum’s Universal Robots). In this dramatic play, robots distinguish themselves from men by their lack of feelings.

The more robots are democratized, the more the fascination for them grows. These mechanisms become more complex and intrigue by their analyzing potential and their resistance abilities that exceeds humans’. This feeling of being ineffectual and alienated causes fear to be replaced by more perfectible machines as testify many science fiction writings. The story of the creator’s destruction by his machine begins with « Frankenstein » by Mary Shelley in 1818 in which the creature reflects the professor’s insanity.

Isaac Asimov put an end to these scenarios by formulating « The Three Laws of Robotics » in the story « Runaround» in 1942 from « I, Robot » published in 1950. They are the following:

Entre l’homme et le robot, c’est une longue histoire de création, de fascination et d’effrois. Le robot s’intègre depuis plus d’un siècle à notre quotidien et devient objet usuel tout en étant vecteur de nombreuses histoires et mythes qui participent à sa notoriété. À part R2D2 et C-3PO dans la saga « Star Wars » de Georges Lucas, la majorité des récits de robots sont eschatologiques ce qui prouve bien que l’acceptation des robots par les hommes n’est pas encore acquise et qu’un travail pédagogique reste à faire. Sachant que le designer est le transcripteur des techniques dans un usage journalier, dans quelle mesure peut-il participer à atténuer ou augmenter la crainte vis-à-vis de ces machines?

Commençons par l’histoire/fiction.

Les robots sont des entités inventées dans le but d’exécuter, de manière autonome ou non des tâches pénibles que l’homme refuse ou est dans l’incapacité d’accomplir. Ils se sont peu à peu rapprochés de nous. Commençant par être utilisés dans l’industrie et les chaînes de production, ils pénètrent dans la maison sous forme d’électroménager, sous la forme de “maisons intelligentes” ou domotique, par des robots de compagnie pour enfin se lier au corps humain par des prothèses ou des implants. Leurs nombreuses applications ont été répertoriées au Musées des Arts et Métiers de Paris (France) dans l’exposition “Et l’homme créa le robot”.

« Robot » vient du tchèque “robota” qui signifie une corvée, un travail pénible ou forcé. Le terme “Robot” apparaît pour la première fois en 1921 dans une pièce du dramaturge tchèque Karel Čapek intitulée R.U.R (“Rossumovi univerzální roboti”: Les Robots Universels de Rossum). Dans cette pièce, les robots se distinguent de l’homme par leur absence de sentiments.

Plus les robots se démocratisent, plus une fascination se crée autour de ces mécanismes de plus en plus complexes dotés de capacités d’analyse et de résistance supérieures à l’être humain.

Ce sentiment d ‘impuissance et d’aliénation est à l’origine de l’appréhension à leur égard ainsi que de la peur de se faire remplacer par des êtres plus perfectionnés, comme en témoignent de nombreux écrits et films de science fiction. La destruction du créateur par sa machine trouve son origine en 1818 dans “Frankenstein” de Mary Shelley où la créature du professeur est la source de son malheur. Toutes ces histoires parlent de la destruction de l’humanité par les robots. Scenarii auquel a mis fin Isaac Asimov en 1942 dans l’histoire « Runaround » tiré de « I,Robot » publié en 1950, en énonçant les trois lois de la robotique.Les voici:

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First Law: A robot may not injure a human being or, through inaction, allow a human being to come to harm.

Second Law:

A robot must obey the orders given to it by human beings, except where such orders would conflict with the First Law.

Third Law:

A robot must protect its own existence as long as such protection does not conflict with the First or Second Laws.

Première Loi : « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. » ;

Deuxième Loi : « Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi. » ;

Troisième Loi : « Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi. »

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In Philip K. Dick’s 1968 novel « Do Androids Dream of Electric Sheeps? » and adapted for the movie « Blade Runner » by Ridley Scott in 1982, rebellious humanoids are tracked and eliminated.

Karel Čapek’s play but even more Philip K. Dick’s novel highlights another question concerning robots’ humanization. Do they have feelings, dreams or thoughts?

And here we come to more « designistic » questions.

Dans le roman de Philip K. Dick “Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques” écrit en 1966 et adapté dans le chef d’œuvre “Blade Runner” de Ridley Scott en 1982 où des humanoïdes rebelles sont chassés et éliminés. Mais la pièce de Karel Čapek et davantage le roman de Philip K. Dick pose une autre question, celle de l’humanisation des robots. Ont-ils des sentiments, des rêves, des pensées?

Et c’est ici que nous arrivons à des questionnements d’ordre designistique.

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We want to put humanity into robot projects. The “Albert Hubo” robot, created in 2006 by David Hanson and the KAIST Hubo group,  is an Albert Einstein faced robot. In 2009 an android called HRP-4C from the Humanoid Robotics Project and UCROA (User Centered Robot Open Architecture)can reproduce human’s facial expressions and show emotions like anger or surprise. Beyond animism, this humanization pressures us into recreating robots to our likeness. Carrying human feelings and expressions into artificially animated objects refers to anthropomimicry or the ability to reproduce our behaviors based solely on observation.

À travers des projets comme « Albert Hubo »créé par David Hanson et le groupe KAIST Hubo avec le visage d’Albert Einstein ou en 2009 l’androïde HRP-4C du programme Humanoid Robotics Project et et de l’UCROA (User Centered Robot Open Architecture), qui reproduit des expressions faciales humaines et des sentiments comme la colère ou la surprise, nous cherchons toujours à trouver de l’humanité dans les objets. Au delà d’une forme d’animisme, cette humanisation nous pousse à recréer des robots à notre image. Transposer les sentiments et les expressions humaines, sur des êtres animés artificiellement renvoie à la question de l’anthropomimétisme ou la capacité à reproduire nos comportements basée sur la seule observation.

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Undoubtedly mankind draws from its best model: nature. But all biodiversity enables us to question our necessity to copy human patterns when we have other forms before us.

This how the concept of Biomimicry or biomimetics, wich is the examination of  nature, its models, systems, processes, and elements,  in order to solve human problems. Researchers take inspiration from insects or amphibia mode of travel or behavior.

However they are far from matching the living in its complexity and agility but it could become possible someday.

And why wouldn’t we find other trains de though? Is mimicry the only solution?

Let’s come back to emotional data.

All previous fearful or human mimicry fantasies are about a lack of communication between a robot and its user. And who could be better at interpreting than a designer? In a near future, he will create more robots, their interfaces and means of communication. He will find new applications for these machines and he will create feasible and positive scenarios of use.

Il est sans nul doute légitime que l’homme puise dans son meilleur modèle: la nature. Mais toute la biodiversité nous permet de remettre en question la réelle nécessité à se calquer sur des patrons humains alors que nous avons des archétypes bien plus riches devant les yeux.

C’est ainsi que d’après le concept de Biomimicry (s’inspirer de la nature pour résoudre des problèmes humains), des ingénieurs copient des déplacements et comportements d’insectes ou d’amphibiens.

Mais ils sont encore loin d’égaler les êtres vivants dans leur complexité et leur agilité. Sans doute ce sera bientôt possible.

Et pourquoi ne pas trouver d’autres pistes de réflexion? Le mimétisme est-il la seule solution?

Revenons aux données émotionnelles.

Tous les fantasmes de peur ou de mimétisme précédemment énumérés relèvent en somme d’un manque de communication ou d’information entre l’utilisateur et le robot. Et quel meilleur traducteur que le designer? Le designer amené à dessiner de plus en plus de robots, leur interface et moyens de communication. Il peut être amené à trouver des applications à ces machines, à créer des scenarii d’utilisation plausibles et louables.

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For example this companion robot called « Kippon » is dedicated to reducing behavioral disorders of autistic children.

The relationship between a robot and its user looks for natural human reactions by appeal or mimicry. The robot must become understandable by the human. in order for two antagonistic mind systems communicate. A novice user can not be able to understand how a robot really works; the designer’s task is to conceive it to be readable in the easiest way. Donald A Norman proposes four conditions to a wholesome interaction between Man and machines:

-visibility: the user can describe the appliance’s state and its alternative actions

-a good conceptual model: an organization where operations and their results are coherent.

-feedback: the user must receive information that confirms the processing of his actions.

Comme par exemple pour ce robot de compagnie appelé « Kippon » a pour vocation de réduire les trouble du comportement des enfants autistes.

La relation robot-utilisateur cherche à faire appel aux réactions naturelles de l’homme par la sollicitation ou l’imitation. In s’agit de rendre compréhensible les robots par l’humain et de faire communiquer deux systèmes de pensée antagonistes. Un utilisateur non initié ne peut être en mesure de comprendre le fonctionnement d’un robot, c’est pour cela que ce dernier doit être pensé pour être facilement lisible dans l’exécution ou la nature de sa tâche. Donald A. Norman propose quatre conditions à une interaction saine entre homme et machine:

-la visibilité: l’utilisateur peut décrire l’état de l’appareil et ses alternatives d’action.

-un bon modèle conceptuel: une organisation ou` les opérations et leurs résultats sont cohérents.

-un feedback: l’utilisateur reçoit des informations qui confirment la prise en compte de ses actions.

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The two British designers Anthony Dunne and Fiona Raby question the communication and reactions of the robot to our stimuli. They ask shrewd questions about use and habits towards electronic objects. They call other designers to mind and to think about the consequences of the production they are participating in and what oppositions they can cause.

In 2007, their « Robots » question the kind of interaction we can have with these technological objects that we coexist with. These designers try to translate a behavior based on our own habits (to avoid electromagnetic waves, to be anxious facing a newcomer, to probe its someone’s honesty by looking into his eyes, to express itself with a robotic language).

En questionnement cette communication et les réactions du robot à nos stimuli, les deux designers critiques britanniques Antony Dunne et Fiona Raby se positionnent en posant des questions justes sur les usages et les pratiques des utilisateurs face à des objets électroniques et interpellent par conséquent le designer sur les oppositions qu’ils peuvent générer.

En 2007, leur série «  Robots » questionne la nature des interactions que nous pouvons avoir avec ces objets technologiques, avec lesquels nous cohabitons et qui font

partie intégrante de notre environnement. Les designers tentent de transcrire sur ces robots un comportement qui s’appuie sur nos propres habitudes de vie (éviter les ondes électromagnétiques, anxiété face à un nouvel arrivant, sonder l’honnêteté de son interlocuteur en le regardant dans les yeux, expression dans un langage robotisé).

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The Brooklyn designer and engineer Adam Tyler Lassy also questions the relations between Man through the robotic and virtual world. In 2010, his project « IKEA robotics » are robotic furniture pieces that react to the behavior of people finding themselves in a room and shoing how robots can be inspired from human habits and react to his requests.

What if tomorrow any one could build his own robot, at home and for a specific task? Many tutorials exist on the internet. Everyone would become “doer and user” which could attenuate the distance and the misunderstanding as well make the intrusive feeling disappear. Of course this possibility would require an interfaced system understandable by all.

I would like to underline that as a robot is processed to respect robotic laws, the designer must remain an ethic guarantor and projects himself into the long term consequences of his scenarios. The future of a robotic design will be more instinctive than mimetic. We will go for more fluidity, accessibility, lightness and ease (in appearance, of course).

De même, le designer et ingénieur de Brooklyn Adam Tyler Lassy questionne également dans ses réalisations la relation de l’homme à un univers robotisé et virtualisé. En 2010, son projet de mobilier robotisé « IKEA robotics » permet de montrer comment les robots peuvent s’inspirer des comportements humains et réagir en fonction de leur demande.

Et si demain chacun fabriquait son robot, chez soi pour une tâche précise? Il existe déjà de nombreux tutoriels disponibles sur internet.

Chacun deviendrait faiseur et utilisateur ce qui atténuerait la distance et l’incompréhension et ferait disparaître la notion d’intrus. Évidemment, cette possibilité nécessiterait la mise en place d’une interface facilement compréhensible par tous.

Je souhaite rappeler que si le robot est programmé pour respecter les lois de la robotique, le designer se doit de rester un garant étique et de toujours se projeter dans les conséquences de ses scenarii à court et long terme. L’avenir d’un design robotique sera d’avantage instinctif que mimétique. Nous nous dirigeons vers plus de fluidité, d’accessibilité, de légèreté et de simplicité (en apparence, bien sûr).

 Sources:

Gizmodo

Adam Tyler Lassy

Let’s Make Robots

Dunne and Raby

Graphism.fr

«R.U.R, Rossumovi univerzální roboti», Karel Čapek, 1920, Aventinum, Prague, Czech Republic.

« I, Robot », Isaac Asimov, Gnome Press, 1950.

“Do Androids dream Of Electric Sheep”, Philip K. Dick, Doubleday, 1968.

 « Le Siècle des Robots« , magazine « Science & Vie »N° 247, Juin 2009, France.

« The Design of Everyday Things », Donald A. Norman, Basic Books, 2002, New York.

« Blade Runner », Ridley Scott, 1982, Universal studios.

« Minority Report », Steven Spielberg, 2002.

« Et l’homme créa le robot », du décembre 2012 au 3 mars 2013, Musée des Arts et Métiers, Paris, France.

Robots in Science Fiction Movies

Robots and animals

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