I WANT TO BELIEVE: Where are the limits?

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Facing increasing technological possibilities, where are the limits?

What if we question the limits of what science can now fulfill? What if we challenge at the same time the limits of design (inasmuch as design has limits)? And what would happen if we place the biggest science dreams into designers’ hands? We will discuss some fantastical but not unrealizable forecasts.

In 2008, the MOMA offers an excellent and complete exhibition called « Design and the Elastic Mind » with an exhaustive website.

Many projects are gathered on the subject of scientific innovation and its use by design. Sometimes funny, sometimes disconcerting, they question our relation towards science, its applications and the moral limits that we can accept.

Et si nous questionnions les limites de ce que les scientifiques peuvent aujourd’hui accomplir et que nous défions en même temps les limites du design (dans la mesure où l’on pourrait définir des limites au design)? Et que se passerait-il si l’on place les grands rêves de la science entre les mains des designers? Nous allons élaborer quelques projections fantasmagoriques mais toutefois plausibles.

En 2008, Le MOMA propose l’excellente et très complète exposition intitulée « Design and the Elastic Mind » avec un site internet exhaustif.

Autour de l’innovation scientifique et de son utilisation par le design, des propositions se forment. Parfois amusantes, parfois dérangeantes , elles questionnent nos rapports à la science, à ses applications et les limites morales que nous pouvons accepter.

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« Epidermits » by Stuart Karten, Steve Piorek et Simon Sollberger is an interactive pet for kids made by pieces of human hair or skin. How to conceive an  object of everyday use in which the raw material is alive and moreover human? Does it make the human being become an object? Or does the object loose its position in becoming alive? This project asks deep ethical questions covered by an object reinforcing emotional links.

Le projet « Epidermits » de Stuart Karten, Steve Piorek et Simon Sollberger en 2006 est un animal de compagnie interactif pour enfants réalisé à partir de cultures de peau ou de cheveux humains. Comment concevoir un objet de tous les jours dont la matière première est vivante et de surcroit humaine? Cela ne réduit-il pas l’homme à l’état d’objet? Ou est-ce l’objet qui perd sont statut objectal pour devenir vivant? Ce projet, sous couvert d’un objet émotionnel et renforçant les liens affectifs, pose en fait des questions éthiques très fortes.

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Continuing with the manipulation of the living, « Typosperma » implants a typographical message into human spermatozoa which become half human, half typographic. Each cell generates a new typographical code. This project is less interesting for its formal research on fonts rather than for the message that it conveys :  the idea is to not abuse genetic manipulation and more specifically not just for esthetic purposes.

More complex ideas, in an extremely small scale or on the contrary, very huge,  become easier to conceive when assisted by computers. The living and its new position as object to design disturbs, troubles and poses a challenge for the future. Man is always at the core of these projects and also becomes a transformation material, from cells or atoms that constitute him to the complex worldwide network he is part of. This change of scale is finely illustrated in the 1977 movie by Ray and Charles Eames « Power of Ten ».

Toujours autour de la manipulation du vivant, le projet de Oded Ezer, « Typosperma » est l’implantation d’un message typographique dans des spermatozoïdes humains. Le spermatozoïde devient hybride, mi-humain, mi-typographique. Chaque cellule génère ainsi un nouveau code typographique. Il est difficile de comprendre l’intérêt de ce projet au-delà d’une nouvelle recherche formelle ou sinon d’une mise en garde quand à l’utilisation abusive des manipulations génétiques à des fins purement esthétiques.

La pratique de la conception assistée par ordinateur permet également de faciliter la mise en œuvre et la visualisation d’idées complexes, extrêmement petites ou au contraire très vastes. Le vivant et son statut d’objet à designer dérange, questionne, inquiète. L’homme, toujours au cœur de ces projets devient support de transformation, des cellules ou des atomes qui le constituent jusqu’aux réseaux complexes à l’échelle planétaire dont il fait parti. Ce changement d’échelle incroyable rendu possible par les progrès de la science est encore actuellement parfaitement bien illustré dans le film réalisé en 1977 par Ray et Charles Eames: «Power of Ten ».

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What is certain is that all these projects tickle our limits. The excitment of “creation power”  and manipulation beyond boundaries questions ethical, geographical, topographical, moral and human limits. Thus increasing the scientists’ and designers’ responsibility towards their achievements. Facing the possibility to undertake these kinds of propositions in a near future, they alert and call upon reflexion. If we can do it, do we have to do it?

Ce qui est sûr, c’est que tous ces projets titillent inéluctablement nos limites. Ici, l’excitation d’un pouvoir de créer et de manipuler sans bornes, remet en question les limites éthiques, géographiques, topographiques et morales humaines et la responsabilité toujours plus grande des scientifiques mais aussi des designers face à leurs réalisations. Devant la possibilité de réaliser de tels projets dans un avenir très proche, ils alertent et appellent à une réflexion. Si nous pouvons le faire, devons-nous le faire?

Sources:

Exhibition ” Design and the elastic mind”, MOMA, New York, 2008.

Stuart Karten Design

Oded Ezer

« Power of Ten », Charles and Ray Eames, 1977

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