I WANT TO BELIEVE: If Leeloo could exist

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Few years after its appearance, what are the new 3D printing issues?

Over the past few years, 3D printing was a matter of many projective proposals. Starting from a printing service to a personal printer at home, all these projects become real. Indeed, many companies offer to send home an object from a file sent by the internet and conceived on the computer. Still on the internet, many websites explain how one can make one’s own 3D printer from a kit. What are the new issues of 3D printing? Some seem to think that we head for a new industrial revolution and others that the limits of this technology have been reached. Facing its increasing accessibility, in which case would it be relevant to use it?

L’impression 3D a été le support de nombreuses propositions projectives ces dernières années. D’un réseau de services d’impressions à une imprimante chez le particulier, tout ceci est devenu possible. En effet des entreprises existent pour nous envoyer à domicile une pièce à partir d’un fichier conçu sur ordinateur et envoyé par internet. Sur internet également, de multiples sites expliquent comment, à partir d’un kit de base, fabriquer sa propre imprimante 3D. Alors quels sont les nouveau enjeux de l’impression 3D? Nous dirigeons-nous vers une nouvelle révolution industrielle comme certain semblent le croire ou avons-nous atteint les limites de cette technique? Et devant son accessibilité grandissante, dans quelle mesure est-il pertinent de l’utiliser?

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When in 2006, the Swedish group Front Design with the « Sketch Furniture » makes a creative process in which the drawing or furniture in space is filmed and transformed into a computer file, it is then embodied by rapid prototyping, predicting 3D printing future as a material translation of a sketched thought.

Lorsqu’en 2006, le collectif suédois Front Design avec ses « Sketch Furniture » met en place un processus créatif où le dessin de pièces de mobilier dans l’espace, filmé et transformé en fichier informatique, est réalisé en prototypage rapide, il prédit un avenir de l’impression 3D comme traduction matérielle d’une pensée esquissée.

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In February 2013, the prototyping becomes even more immediate with the printing pen « 3 Doodler ». Here the technique allows to represent the instantenious thought and fluidity of drawing ; to invent new gestures and to transform a drawing simultaneously  into a solid volume. It is still a gadget stuck between a rapid modeling tool and a clumsy drawing (the result looks like one having used a glue gun). It needs to be perfected and become less « useless ». Howhever this object revolutionizes  means of expression by the combination of drawing and sculpture, sketch and its volume, and stands for a possible step forward in this kind of new expression process.

Speaking about revolution, tridimensional printing offers to get rid of some production constraints like making the production accessible to all, reducing products’ standardization, making the production become more local and therefore avoiding transportation or storage. This technique fits into the Do-It-Yourself movement. But does it really allow the user to break free from actual production processes in favor of a prolific amateurism?

With an increasing democratization, 3D printing production costs seem to be reduced. Even if the individual printers only allow to print objects at a small scale and with a disappointing resolution, nano-factories are set up to produce detailed items.

We must take into account that 3D printing is only a technique amongst all the technics used in Industry. Concerning customization, if the data is exchangeable and all the objects are easy to access and to print, won’t we end up with a formal standardization?

Furthermore, the utopian dream of a limitless and accessible production seems to have a bitter taste and reminds us of the beginning of our consumption society from which we are still discovering the disastrous consequences. On this occasion let’s not hurry but temper our enthusiasm and keep observing.

En février 2013, la fabrication devient immédiate avec le stylo à impression 3D « 3 Doodler ». Ici, la technique permet de représenter l’instantanéité de la pensée et la fluidité du dessin, d’inventer une nouvelle gestuelle et de transformer simultanément le dessin dans l’espace en un volume solide. Encore au stade de gadget , entre la maquette rapide et le dessin maladroit (le résultat faisant penser à l’utilisation d’un pistolet à colle), il nécessite de se perfectionner pour accéder à un rang moins futile. Cet objet permet pourtant de révolutionner les modes d’expression en mêlant le dessin et la sculpture, le croquis et son volume et manifeste d’une véritable avancée possible dans ce nouveau processus d’expression.

En parlant de révolution, l’impression tridimensionnelle permet de s’affranchir des certaines contraintes de production, de rendre la fabrication accessible à tous, de réduire l’uniformisation des produits, de localiser la production voir de faire disparaître les lieux de stockage et par conséquent de réduire ou de supprimer les transports. Cette technique s’inscrit dans la mouvance du Do-it-yourself. Mais permet-elle un réel affranchissement des modes de production actuels au profit d’un amateurisme fertile?

Avec une démocratisation croissante, les coûts de production tendant à baisser. Même si les imprimantes particulières ne permettent que de fabriquer des objets de petite taille et de qualité douteuse, des nano-usines se mettent déjà en place et permettent de fabriquer des pièces avec minutie.

Il faut tout de même prendre en compte que l’impression tridimensionnelle n’est qu’une technique parmi tant d’autres utilisées dans l’industrie. Quant à la personnalisation: si les données sont échangeables et tous les objets deviennent accessibles à l’impression par tous, ne finirons-nous pas par avoir une uniformisation des formes?

De plus, le rêve utopique d’une production sans limite et ouverte à tous a un arrière goût de l’emportement déjà mal digéré de la naissance de notre société de consommation où tout devenait facile, accessible et personnalisable. Ne nous emportons donc pas, modérons nos ardeurs et observons encore.

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This technique brings out solutions and vast opportunities by its ability to print from different materials such as plastics, metal, ceramic, glass, wax, sand and even food. The MIT is now developing new 3D printed materials that react to water, temperature, light or vibrations.

Cette technique apporte tout de même de vastes possibilités par sa capacité à imprimer différents matériaux comme les plastiques, les métaux, la céramique, le verre, la cire, du sable et même des aliments. Le MIT développe même actuellement l’impression en 3D de matières réactives à l’eau, la température, la luminosité ou aux vibrations.

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But it is the medical world that bears the most controversial project that could also lead to real social progress.

In the movie « The Fifth Element » by Luc Besson, Leeloo, the main character is artificially created from cells of an alien hand. This scene seems unreal howhever we are not so far from its possiblity. Recent experiences show that it is possible to print any living cell from stem cells.

In 2012, the London Institute of Physics’ scientists invented a printer that can make artificial cartilage. Meanwhile a Scottish team worked on printing human cells from stem cells. This process is still on its very first stage but scientists already believe in the possibility of printing organs for a single patient and avoiding donations and rejections.

What if we could print organs or blood? Like for 3D printing, would we remain with replicas of our body or would we experiment other shapes, colors or materials? Would we redesign the entire body?

C’est la médecine qui apporte une solution bien plus controversée, certes, mais pouvant mener à de réelles avancées sociétales.

Dans le film Le cinquième élément de Luc Besson, Leeloo, l’héroïne est fabriquée artificiellement à partir de cellules présentes dans une main extra-terrestre. La scène paraît irréalisable et pourtant nous ne sommes pas loin d’y arriver. Des expériences récentes ont permis, à partir de cellules souches, d’imprimer ou de créer d’autres cellules vivantes.

En 2012, des chercheurs de l’Institute of Physics à Londres ont inventé une imprimante permettant de fabriquer du cartilage artificiel. Tandis qu’une équipe écossaise travaille sur l’impression de tissus humains à partir de cellules embryonnaires souches. Le procédé en est encore à un stade très peu avancé mais les scientifiques y voient déjà, au delà d’une recherche sur les cellules souches, la possibilité d’imprimer des organes à partir de cellules du patient pour des transplantations futures, évitant ainsi les dons et les risques de rejet.

Et si nous pouvions imprimer des organes, et si comme pour l’impression 3D actuelle l’on pouvait imprimer en différentes textures, différentes couleurs, différents matériaux. Réaliserions-nous une copie conforme humaine ou en profiterions-nous pour redesigner et perfectionner notre corps?

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The architect and designer Nexi Oxman shows by her work the best 3D printing options. Indeed, she offers to print building parts with composite materials responding precisely to resistance and environmental restrictions. Her work is about new material research. Within her numerous projects, she made a chair that adapts to its user’s behavior and has some of his DNA inside it. She also made a glove against the Carpal Tunnel Syndrome where the material responds to the pressure of the wrist and adapts itself to every patient.

Tridimensional printing offers incredible individuation possibilities due to its individualized production. This technique’s future issues are singular and in a large panel of created printing materials. Thanks to the designers’ involvement it becomes possible to apply it for salutary applications.

C’est par le travail de l’architecte et designer britannique Neri Oxman que l’impression 3D montre ses meilleures possibilités. En effet, elle propose d’imprimer des éléments de bâtiments en élaborant des matières composites répondant précisément à des exigences de résistance et environnementales. Son travail tourne autour de la recherche de nouveaux matériaux. C’est ainsi que parmi ses autres projets, elle propose également une chaise s’adaptant au comportement de son utilisateur et intégrant une partie de l’ADN de celui-ci ou un gant de protection contre l’inflammation du canal carpien dont la matière réagit en fonction de la pression exercée sur le poignet et est adaptée aux symptômes de chaque patient.

L’impression 3D offre des possibilités d’individuation incroyables puisque sa production peut également être individualisée. C’est dans la singularité par la palette de création des matériaux imprimables que se trouve les futurs enjeux de cette technique, avec une recherche continue du designer à trouver des applications salutaires.

Sources:

Front Design

Usine Nouvelle: Le succès du premier stylo d’impression 3D

Regard Sur Le Numérique: L’imprimante 3D outil d’une nouvelle révolution industrielle

Naro Minded: 3D printing diagrams

All Trends: Le MIT ajoute une nouvelle dimension à l’impression 3D

MIT video

Film « The Fifth Element », Luc Besson, 1997.

Institute of Physics: Cartilage made easy with novel hybrid printer

MIT Media Lab

All Trends: Impression 3D d’organes pour demain

Esquire: MIT designer Neri Oxman

Neri Oxman

Presse Citron: Imprimer des tissus humains à partir de cellules souches embryonnaires

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