I WANT TO BELIEVE: Genetic Design

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What happens when designers and artists work with genetics?

Manipulaion of the living disturbs. In question of bringing a new element to the body with prothesis (or implant), in sports mostly, and how it improves human performances was asked. Must we  enhance or simplify life? In « L’homme simplifié: le syndrôme de la touche étoile » (The simplified man: the star touch syndrome), the philosopher Jean-Michel Besnier describes a man gets rid of all his complexities. For example, a project of a brain implant would permit to communicate directly with our minds. Thus excluding language which is one of the most important sources of human creation and richness. This implant would finally reduce our abilities and our liberty. But if we explore beyond the prosthesis and the will to improve our body’s aptitudes by adding new elements, we start to modify the living with living parts and genetic mutations.

In 2006 at the Biennale du design of Saint Etienne (France), the exhibition « Eden ADN » (Eden DNA) shows designers’ and artists’ works about genetic engineering. Mankind is not teh main focus but mostly botanic or animal transgenesis are exhibited. However these projects are still impressive and offer, mostly decorative and sometimes with a function, different chimeras and fantasies.

Genetically modified organisms are a controversial matter but have been a part of our daily life for centuries. Indeed, crossing species to obtain more resistant or more esthetic ones was always practiced and GMO is already hidden in our food.

Manipuler le vivant est une chose qui incommode. Déjà la question se posait, en sport notamment, avec l’apport de la prothèse ou de l’implant qui améliore les performances humaines. Devons-nous arriver à une vie augmentée ou au contraire simplifiée? Dans son livre « L’homme simplifié: le syndrôme de la touche étoile », le philosophe Jean-Michel Besnier parle de l’homme qui exclu toutes les complexités de son être. Par exemple, un projet d’implant permettant de communiquer immédiatement par la pensée exclurait le langage, source de création et de richesse humaine ce qui réduirait finalement nos capacités et notre liberté. Mais si nous allons au-delà de la prothèse et vers une volonté d’améliorer des performances par l’apport de nouvelles données, nous arrivons à la modification du vivant avec du vivant et à des mutations génétiques.

En 2006, l’exposition “Eden ADN”, à la Biennale du design de Saint Etienne met en relation des travaux de designers et d’artistes autour de la manipulation génétique. Ici, l’être humain n’est pas mis en avant et ce sont plutôt des transgenèses animales ou botaniques. Cependant, les résultats ne sont pas moins impressionnants et proposent diverses chimères et fantasmes simplement décoratifs et parfois fonctionnels.

Les organismes génétiques modifiées sont sujet à controverse, il font néanmoins parti de notre quotidien depuis des siècles. En effet les croisements entre espèces pour avoir des individus plus résistants ou juste plus esthétiques a toujours été exercé, les OGM sont également discrètement présents dans notre alimentation.

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The project made by “La Cellule” (Emmanuelle Becquemin and Stephanie Sagot) is about putting masks on an apple during the last weeks of rapening and creating patterns on fruit’s skin. This ancient technique of photo-printing was used to mark the fruit with it’s producer’s symbol. In this case it merely has a decorative function.

Le projet de La Cellule (Emmanuelle Becquemin et Stephanie Sagot) consiste à placer des caches sur des pommes pendant les dernières semaines de mûrissement et à créer des motifs sur la peau des fruits. Cette ancienne technique de photoimpression permet de marquer la pomme de l’emblème de son fabricant. Ici, c’est un motif décoratif.

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Many sculptures of the Dutch artist Merijn Bolink picture genetic fantasies and combinations.

De nombreuses sculptures et chimères illustrent des fantasmes génétiques comme celles de l’artiste néerlandais Merijn Bolink.

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But the photographs by Catherine Chaimers of genetically modified mice for helping research against cancer are the most significant of reality but not dream. These bruised and transformed animals give us an overview of what is on the other side of those dreams and what dreadful things we can also create with the best intentions.

This exhibition presents many decorative projects which are still uncertain about genetic issues and which did not dare to fully be involved in this controversial process. They remain marginal and allow themselves to highlight questions that are still actual.

What would be tomorrow’s genetic issues? How could we avoid a non beneficial progress? What would be the consequences on the living? Can we recreate at our will like amateur demiurges? And which ethical rules shall we not break?

Mais les photos de Catherine Chaimers de souris génétiquement modifiées dans le cadre de la recherche contre le cancer sont les plus significatives d’une réalité et non d’un rêve. Ces animaux meurtris et transformés nous donnent un aperçu des multiples possibilités mais à la fois de l’horreur que nous pouvons engendrer.

Beaucoup de décoration dans cette exposition et pour ces projets encore indécis sur l’avenir de la génétique, n’osant pas encore participer à part entière à ce processus si contesté. Ils restent en marge et se permettent de poser nombre de questions qui restent actuelles.

Quels seront les nouveaux enjeux des modifications génétiques? Vers quoi pourrions-nous orienter ces progrès pour qu’ils soient bénéfiques? Et quelles conséquences auront-ils sur le vivant? Pouvons-nous recréer tout à notre guise tel des démiurges amateurs? Et quelles règles éthiques ne doit-on pas enfreindre?

 Sources:

« Demain, les posthumains. Le futur a-t-il encore besoin de nous ? », Michel Besnier Paris, Hachette, collection “Haute Tension”, 2009.

« L’homme simplifié: le syndrôme de la touche étoile », Jean-Michel Besnier, Fayard, 2012.

Exhibition “Eden ADN”, Biennale du Design, Saint Etienne, France, 22 November – 3 December 2006.

La Cellule

Marijn Bolink

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