Edito #1: A SCIENCE OF FICTION

ASOF

Starting the first theme about Design, Science and Science Fiction

This first theme questions the links between design, science and science fiction. It travels through fantastic situations and real projects.

One of its design issues is the ability to innovate, to project elsewhere, further and even in a galaxy far, far away…

What if tomorrow Superman needed a chair? Or if the Klingons attacked Earth? How would the designer react? It would be better for his adaptation and anticipation skills to be initiated to the science fiction universe.

No seriously. Science ficition’s directives are to go off and regain, with an external sight and a more informed vision, our society. It is an incredible inspiration tool that permits oneself to project beyond reality and to analyse with an extraordinary hindsight. Thus it is a favorable instrument for dream, fantasy and excess. This is how Jules Vernes invented the submarine before its creation in Twenty Thousand Leagues Under the Seas, how in Brave New World, Aldous Huxley anticipated the cloning, how H. G Wells in The War of the Worlds describes an alien attack or how George Orwell depicts a society where everyone is watched by Big Brother. By utopia or dystopia, they display our own wolrd’s facets.

The Cité des Sciences of Paris dedicated in 2011 an exhibition about this dialog, when science is inspired by fiction « Science (et) Fiction, aventures croisées » (Science (and) fiction, crossed adventures). Another exhibition at the Wellcome Gallery of London called « What If? » presents artists’ and designers’ representations to prospective questions: when the art and design worlds answer science by fiction.

Fiction can become real if scientific and design skills, invention and project, are mixed up.

Furthermore, there are similar ways for designers and scientists  to experiment: it is through tengible proposition research, reiterated attempts, curiosity and thirst for bringing new solutions.

We will explore the limits of ethics, science and new uses around different discoveries and various projects and determinate to which extent fantasy can become real.

Ce premier dossier questionnera les liens pouvant exister entre le design, la science et la science fiction et voyage entre des situations encore fantasques et des projets réels.

L’un des enjeux du design actuel est sa capacité à innover, se projeter ailleurs, plus loin et pourquoi pas dans une galaxie lointaine, très lointaine…

Et si demain Superman avait besoin d’une chaise? Ou si les Klingons attaquaient la Terre? Comment ferait le designer? Il vaudrait mieux pour lui qu’il soit initié à l’univers de la science fiction pour pouvoir s’adapter et garantir de ses capacités d’anticipation.

Plus sérieusement, mieux s’éloigner pour avoir un œil extérieur et plus averti sur notre propre situation, est bien le mot d’ordre de la science ficiton. Il s’agit d’un outil d’inspiration incroyable, permettant de se projeter au-delà du réel et d’analyser celui-ci avec un extraordinaire recul, mais également un instrument propice au rêve, au fantasme et à l’excès. C’est ainsi que Jules Vernes inventa le sous-marin avant sa création dans Vingt-mille lieux sous les mers, que dans Le meilleur des mondes, Aldous Huxley anticipa le clonage, quand H. G Wells dans La guerre des mondes décrit une attaque extra-terrestre ou quand dans « 1984 » George Orwell dépeint une société totalitaire ou chacun est surveillée par Big Brother. C’est par l’utopie ou la dystopie qu’ils reflètent des facettes de notre propre société.

D’une part, la science fiction inspire la science comme en témoigne l’exposition à La Cité des Sciences « Science (et) Fiction » en 2011.

De l’autre, le monde de l’art et du design répond à la science par la fiction comme en 2010, à la gallerie Wellcome de Londres dans une exposition intitulée « What If? » qui pose une série de question autour d’interrogations prospectives et propose des illustrations d’artistes et de designers.

Si l’on mêle les compétences du scientifique et du designer, l’invention et le projet, la fiction peut devenir réelle. De plus, il existe une similitude des pratiques investigatrices entre l’expérimentation scientifique et le tâtonnement d’un designer. La recherche d’une solution, d’une proposition viable, la tentative renouvelée, la curiosité et la soif d’apporter de nouvelles solutions.

C’est à travers différentes découvertes et de nombreux projets que nous allons explorer les limites de l’éthique, de la science et de nouveaux usages et voir dans quelle mesure les rêves se réalisent.

Sources:

« Science (et) Fiction , aventures croisées», Cité des Sciences et de l’Industrie, October_July 2011, ­Paris, France.

 « What If? », Wellcome Gallery, February 2010_March 2011, London, United Kingdom.

 

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